Version citoyenne du rapport du rapport d’exécution au 31 Décembre 2025 de la loi de finances 2025
Introduction
Dans le cadre du pilotage du suivi de l’exécution de la loi de finances et pour assurer
une meilleure communication sur l’information budgétaire, le Ministère de
l’Économie et des Finances à travers la Direction générale du Budget élabore et
publie, chaque fin de trimestre, le rapport d’exécution du budget de l’État. En fin de
période, ce rapport rend compte de l’exécution du budget par l’exécutif et explique
comment l’argent public collecté a servi à la réalisation des services publics en faveur
des citoyens.
La publication du rapport, qui plus est, de sa version simplifiée permet de garantir
aux citoyens, le droit d’accès à l’information reconnu par les dispositions du décret
n°2015-035 du 29 janvier 2015 portant Code de transparence dans la gestion des
finances publiques en République du Bénin.
Le présent rapport d’exécution au 31 décembre 2025 de la loi de finances pour la
gestion 2025, s’articule autour des points suivants :
- Présentation du niveau de réalisation des principales sources de recettes
budgétaires à fin décembre 2025 ; - Présentation détaillée du niveau de collecte des taxes, impôts et droits de
douane et autres recettes inscrits dans le budget de l’État ; - Principaux domaines où l’argent public est utilisé ;
- Nouveaux emprunts (crédits) pour pouvoir rendre les services aux citoyens ;
- Niveau de remboursement de la dette passée de l’État ;
- Principales fonctions des dépenses de l’État.
Principaux points d’exécution de la loi de finances au 31 décembre 2025
La loi de finances s’équilibre en ressources et en charges.
Les charges de la loi de finances de l’État sont constituées (i) du budget général
(budgets des ministères et institutions de l’État), (ii) du budget annexe (budget du
Fonds national des Retraites du Bénin) ; (iii) du budget des Comptes d’Affectation
spéciale ; et (iv) des charges de trésorerie (remboursement du principal de la dette
publique). Elles sont équivalentes aux ressources de la Loi de finances qui
comprennent (i) les recettes du budget général (régies et dons des partenaires au
développement), (ii) les recettes du budget annexe (cotisations au FNRB), (iii) les
recettes des comptes spéciaux et (iv) les ressources de trésorerie (nouveaux emprunts
de l’État).
Pour l’année 2025, les ressources et les charges de la loi n° 2024-34 du 12 décembre
2024 portant loi de finances pour la gestion 2025 s’élèvent à 3 551 005 millions de
FCFA contre 3 199 274 millions de FCFA prévues en loi de finances pour la gestion Le montant de la loi de finances de 2025 connait une hausse de 351 731
millions de FCFA par rapport au montant de l’année 2024.
I. Recettes consolidées du budget de l’État
À la fin des douze (12) mois de l’année 2025, l’argent de l’État collecté sous forme de
recettes budgétaires au profit du budget de l’État s’affiche à 2 480 390,0 millions
de FCFA.
En comparaison aux prévisions annuelles qui sont de 2 367 383 millions de FCFA,
le taux de recouvrement à fin décembre 2025 ressort à 104,8%.
Comparées à la même période de l’année 2024, les recettes budgétaires ont connu
une augmentation de 362 848,1 millions de FCFA, ce qui correspond à une hausse
de 17,1%.
Le niveau de mobilisation des recettes budgétaires atteint à la fin de l’année 2025 est
principalement lié à la bonne collecte de l’argent de l’État par les services de la
Douane, du Trésor public et des Impôts.
Cette bonne collecte est le fruit des actions menées par le gouvernement depuis
plusieurs années. On peut citer entre autres : (i) la simplification des procédures de
paiement d’impôts et taxes par la digitalisation des services offerts par les services de
l’État, l’interconnexion des bases des contribuables et la généralisation des machines
électroniques certifiées de facturation ; (ii) l’exemption de pénalité pour les
déclarations spontanées ; (iii) le renforcement de la qualité du management au
niveau des administrations financières ; etc.
L’illustration ci-dessous renseigne sur les différentes sources de recettes (recettes
fiscales ou non fiscales et autres sources de recettes) ayant permis d’atteindre ce
résultat.










