Document principal de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle (DPBEP) 2026-2028
SYNTHSE
La croissance économique mondiale a poursuivi son ralentissement en 2024, principalement en raison de la guerre en Ukraine. Le taux de croissance a légèrement ralenti à 3,3% en 2024 après 3,5% en 2023 et 3,8% en 2022, du fait de la politique restrictive des banques centrales pour contenir l’inflation induite par le conflit russo-ukrainien. Cette politique a en effet pesé sur l’activité économique, à travers le repli des investissements et de la consommation.
Au sein de l’UEMOA, la croissance est ressortie vigoureuse. Le taux de croissance s’est affiché à 6,3% en 2024 contre 5,1% en 2023 et 5,6% en 2022. Cette performance est soutenue par une demande intérieure dynamique et le démarrage de nouvelles productions d’hydrocarbures dans certains pays membres.
Au Nigéria, l’économie rebondit dans un contexte de forte inflation. Le taux de croissance s’affiche à 4,1% en 2024 contre 3,3% en 2023 et 4,3% en 2022. Le taux d’inflation s’élève à 31,4% en 2024 contre 24,7% en 2023, en lien avec la forte dépréciation du naira, la suppression des subventions aux carburants, et les perturbations causées par les inondations sur le secteur agricole.
Sur le plan national, l’économie s’est raffermie, le taux de croissance dépassant le niveau atteint avant la COVID-19. Le taux de croissance ressort à 7,5% en 2024 contre 6,4% en 2023, et 6,3% en 2022, porté par la mise en oeuvre du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG). Le taux d’inflation reste contenu dans la limite communautaire de 3% au plus (1,2%).
En perspective, la conduite de la politique économique visera la consolidation des acquis du PAG 2021-2026. Elle sera cohérente avec le Programme Économique et Financier signé avec le FMI et sera orientée vers la réalisation de progrès significatifs dans l’atteinte des ODD.
La mise en oeuvre de cette politique permettra d’atteindre en 2026 les objectifs ci-après : un taux de croissance de 7,5%, un taux d’inflation maîtrisé à moins de 3%, un taux de contribution fiscal de 14,4%, un déficit budgétaire contenu dans la norme communautaire (3,0%), un taux d’endettement viable autour de 50%.
L’État poursuivra l’amélioration continue de la gestion des entreprises publiques. Ainsi, les résultats positifs dégagés ces dernières années seront poursuivis.
La situation financière des organismes de sécurité sociale se consoliderait. A cet effet, l’État est engagé dans la maîtrise du déficit du Fonds National des Retraites du Bénin (FNRB) et le renforcement des excédents de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).
L’État renforcera son soutien aux communes. Ainsi, il renforcera les transferts afin de soutenir les efforts d’amélioration des conditions de vie des populations à la base.
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