Le Directeur de Cabinet représentant le Ministre de l’Economie et des Finances, Ministre d’État a procédé, ce mardi 30 décembre 2026, au lancement officiel de l’exécution de la loi de finances pour la gestion 2026. Cette cérémonie marque l’ultime étape du processus budgétaire, après l’adoption de la loi de finances par le Parlement le 04 décembre 2025.

 La rencontre a réuni les forces vives de l’administration financière, les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants de la société civile et du secteur privé. A cette occasion, Monsieur Hermann Orou TAKOU, Directeur de Cabinet du Ministre d’Etat, a rappelé que l’année budgétaire 2026 est placée sous le signe de la consolidation des acquis obtenus ces dernières années au prix d’intenses réformes économiques, administratives et budgétaires.

Un bilan 2025 jugé satisfaisant

La cérémonie a été ouverte par le mot de bienvenue du Directeur général du Budget,Monsieur Rodrigue S. CHAOU, qui a dressé un bilan encourageant de l’exécution du budget 2025. En dépit d’un environnement économique peu favorable, les résultats enregistrés traduisent une amélioration continue de la mobilisation des ressources et une meilleure qualité de la dépense publique. Cette dynamique positive a permis de préparer sereinement le passage à l’exercice 2026, placé sous le signe de la continuité et de l’efficience.

Les grandes orientations de la Loi de Finances 2026

La loi de finances pour la gestion 2026 est équilibrée, en ressources et en charges, à la somme de 3 783,984 milliards de FCFA.

Elle est composée de recettes et de dépenses budgétaires, de ressources et de charges de trésorerie ainsi que de recettes et de dépenses des comptes spéciaux du Trésor.

Les recettes budgétaires sont évaluées à 2 645,976 milliards de francs CFA en augmentation de 278,593 milliards par rapport à celles de 2025.

Quant aux dépenses budgétaires elles s’élèvent à 3 065,133 milliards de francs CFA en augmentation de 286,614 milliards de francs CFA par rapport à la loi de finances 2025.

Il en résulte des opérations budgétaires un déficit de 2,7% du PIB contre 2,9% attendu à fin 2025.

A ce titre, une partie des ressources de trésorerie sera consacrée à la couverture du déficit budgétaire.

Le budget de l’État, gestion 2026 connaît une augmentation de 6,6% par rapport à l’exercice 2025 et maintient pour la troisième année consécutive le cap symbolique des 3 000 milliards de francs CFA.

Aussi, est-il présenté quelques mesures de sécurisation des recettes et règles d’encadrement des dépenses pour la gestion 2026, dont l’observance permettra d’atteindre l’efficience recherchée dans la mise en œuvre de l’action publique.

Discipline et performance

En officialisant l’exécution budgétaire, le Directeur de Cabinet a réaffirmé l’engagement du gouvernement envers une gestion budgétaire rigoureuse, précisant que la loi de finances 2026 ne prévoit ni augmentation de taux ni création de nouveaux impôts. La stratégie de mobilisation s’appuie désormais sur l’élargissement de l’assiette fiscale et une meilleure efficience des régies financières afin de sécuriser les ressources de l’État.

Il a exhorté les gestionnaires de crédits à la rationalisation et à l’efficience. Il a rappelé que le Ministère reste ouvert pour accompagner les administrations publiques à travers des ateliers de décryptage des règles et procédures qui se tiendront dans les semaines à venir.

L’année 2026 est ainsi lancée avec l’ambition de garantir une croissance inclusive, tout en préservant la planète et en promouvant l’emploi.

La Direction générale du Budget

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