Rapport Economique et Financier de la loi de finances, gestion 2026
SYNTHESE
L’activité économique mondiale devrait légèrement ralentir à 3,2% en 2025 (FMI, octobre 2025) après une estimation de 3,3% en 2024, en raison des mesures tarifaires américaines et des incertitudes des politiques publiques (PEM, octobre 2025). Bien qu’à la baisse, cette révision est en amélioration de 0,4 point par rapport aux prévisions d’avril 2025. L’amélioration résulte des achats anticipés liés à la crainte d’une hausse des droits de douane américains, dont le niveau retenu s’est finalement révélé inférieur aux annonces.
En Afrique subsaharienne, les prévisions pour 2025 tablent sur une stabilisation de la croissance mais à un niveau soutenu. Le taux de croissance de la zone en 2025 devrait en effet s’établir à 4,1% comme en 2024 après 3,7% en 2023. Cette évolution serait consécutive à la bonne orientation de l’activité économique au Nigéria, à l’atténuation des tensions commerciales internationales et à la réduction effective des droits de douane américains.
Au Nigéria, l’activité économique devrait ressortir en 2025 plus dynamique que prévu. Le taux de croissance du pays s’afficherait à 3,9% en 2025, soit 0,9 point de pourcentage de plus que les prévisions d’avril 2025. Cette performance est le reflet de l’amélioration des conditions de production qui compense l’impact de la baisse des prix du pétrole.
Le marché des changes est caractérisé par une dépréciation du dollar américain et une appréciation du naira par rapport au FCFA au premier semestre 2025. Le yuan chinois s’est également déprécié de 2,5% par rapport au dollar américain.
Au plan national, l’activité économique a été vigoureuse au premier semestre 2025, caractérisée par une accélération de la croissance qui est passée de 7,4% au premier trimestre 2025 à 7,6% au deuxième trimestre, soutenue par l’ensemble des secteurs. Sur cette base et tenant compte des perspectives mondiales de juillet 2025, le taux de croissance devrait globalement ressortir à 7,5% en 2025 comme en 2024.
Au niveau des prix, le taux d’inflation pourrait s’afficher à 1,3% en 2025 contre 1,2% en 2024, soutenu par les tendances favorables de la production vivrière.
Au plan des finances publiques, le premier semestre 2025 est marqué par un accroissement de 12,9% des recettes budgétaires et une progression de 6,9% des dépenses engagées par rapport au premier semestre 2024. Les recettes budgétaires ressortent ainsi à 1 192,2 milliards FCFA à fin juin 2025 contre 1 056,0 milliards FCFA un an plus tôt. En comparaison aux prévisions de 2025 qui étaient fixées à 2 367,4 milliards FCFA, le taux de réalisation est de 50,4%. Les dépenses budgétaires sont engagées à fin juin 2025 à concurrence de 1 512,8 milliards FCFA, correspondant à 54,4% des prévisions annuelles fixées à 2 778,6 milliards FCFA.
Les perspectives économiques pour 2026 s’inscrivent dans la poursuite de la mise en oeuvre du Programme d’Actions du Gouvernement sur la période 2021-2026, en phase avec le Plan National de Développement.
Sur cette base, le taux de croissance de l’économie devrait s’afficher à 7,5% en
2026 tout comme en 2025 et 2024, et devrait se réaliser dans un environnement non inflationniste.
Les opérations budgétaires de l’État afficheraient une hausse aussi bien des recettes (+11,8%) que des dépenses (+10,3%) en 2026. Les recettes budgétaires prévues, dons compris, ressortent à 2 646,0 milliards FCFA en 2026 contre 2367,4 milliards FCFA pour le budget initial 2025. Cette performance serait tirée par l’ensemble des régies qui devraient enregistrer une hausse de 12,9% des recettes. Les dépenses budgétaires s’établiraient à 3065,1 milliards FCFA en 2026 contre 2654,7 milliards FCFA en 2025. Il se dégage alors un déficit budgétaire de 419,2 milliards FCFA en 2026 équivalent à 2,7% du PIB contre 411,1 milliards FCFA en 2025 correspondant à 2,9% du PIB.
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